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La philo de mon jardin : tuto "Mini jardin récup"

Publié le par Les Belles du Baou

Petit tour au jardin pour les leçons de Dame Nature, c’est plus rigolo et pas seulement pour les minots ! (pour les non initiés terme provençal désignant avec bienveillance les jeunes enfants) 

Changer les modes de consommation et de vie cela s’apprend dès le plus jeune âge. Le moindre petit bout de jardin ou terrasse peuvent nous aider à percevoir autrement notre espace de vie pour modifier nos comportements dans cet environnement quotidien. Passage au concret avec quelques questions : 

Pourquoi toujours acheter, jeter, puis racheter encore pour décorer le jardin chaque année ? Cette enseigne de bazar (qui s’approvisionne en chine) propose des super promos? C’est la mode des flamands roses en plastique dans ses massifs (et dire qu’on se moquait des nains de jardin !). Même si on en a les moyens, Doit-on absolument aménager, artificialiser son jardin en grande pompe ? Parce qu’on veut faire comme tout le monde, ou pour avoir l’impression de faire de bonnes affaires ?  Tout ce bazar rendra t’il le jardin vraiment plus beau ? 

Exploiter ce que l’on a peut être très ludique et le  porte-monnaie adore ! 
 

Peur de passer pour un bricolo bohème ?  Au final qui sera le plus kitch, le plus heureux et le plus sage avec la planète ? (Les flamands roses, on va les voir aux îles d’or ou en Camargue, plutôt que de prendre l’avion pour l’autre bout du monde, c’est moins cher, ça pollue moins et ça fait vivre le tourisme national.)

Qu’est ce qu’un beau jardin ? Un espace standardisé ou un espace ou l’on se sent bien?
Certains jardins privatifs réalisés par de pseudo paysagistes (hélas il y en a) ressemblent à des jardins publics avec renfort de luminaires et bancs plastiques, de plantes qui n’ont rien à voir avec le climat mais sont à la mode. Tout cela coûte cher en entretien et en eau, ne durera peut-être pas et finira par décourager les novices de bonne volonté.

N’est-il pas préférable d’avoir un lieu d’intimité, pour communier, dialoguer avec la nature, ouvrir une porte vers un bien être simple mais essentiel pour se ressourcer, parce que cela change du quotidien aménagé surcodifié (centres urbains, bureaux, ameublement de nos intérieurs). 

Et si vous exploitiez le végétal déjà en place et les trésors des fonds de placards?
Savez- vous regarder la nature?  L’enfant sait regarder les détails, le cœur d’une fleur, ses graciles étamines, les élytres iridescentes des insectes pollinisateurs, les formes très variées des plantes, quand bien même on les appelle mauvaises herbes. Il sait faire des bouquets charmants qu’il offre avec son cœur !
Et si vous regardiez autrement, de plus près... si vous reconsidériez votre rapport à la nature? Les mauvaises herbes ? La plupart vous ne les connaissez pas, elles ont pourtant un nom, des vertus médicinales, une symbolique, un rôle dans l’écosystème. Elles font des fleurs de toutes les couleurs. Si elles poussent là c’est que les conditions sont bonnes et pas besoin de plus d’engrais ou d’arrosage. Regardez de la même façon les buissons et arbres naturels et imaginez l’histoire de votre jardin autour de ceux ci.
Il y a des coins moches dans le potager ? Oui mais il est si utile et agréable pour quelques fraises, tomates et autres courgettes qui ont du goût ! Ce moche est-il si moche ? Quelques petits ajustements ludiques ne seraient ils pas la solution?

Prenez le temps de faire connaissance avec votre jardin ou votre petite terrasse.
Savez vous ressentir ? Quels sont les bruits du jardin, les odeurs, les sensations du vent ou de l’humidité sur votre peau ? Comment évoluent la lumière et les couleurs au fil de la journée ? Et la nuit y avez-vous prêté attention? Vous êtes vous amusé à regarder votre espace naturel depuis divers endroits ? Quelle résonnance provoque en vous votre petit coin de nature ? Ouvrez vous à de nouvelles perceptions et mettez en valeur celles qui vous plaisent.

Par ignorance, éloignement, non implication émotionnelle et sensitive dans la réalité, nous passons à côté de ce qui nous entoure et certainement à côté de nous même!
Arrêtons d’étouffer la nature et d’artificialiser, jouons avec et valorisons ses charmes comme nous mettrions une bague dans un écrin.
Les végétaux se maîtrisent, s’apprivoisent et peu à peu on comprend que ce n’est plus nous qui cultivons la nature, mais elle qui nous enseigne et nous enrichit.

Lorsque nous découvrons l’utilité et le message de la flore et de la faune, nous commençons à l’apprécier à sa juste valeur et à lui laisser plus de place parce qu’elle nous fait du BIEN ! 

Perso, les oiseaux et le vent m’ont apporté de belles surprises dans mon jardin, entre autres, des massifs de giroflées de toutes les couleurs, du lierre pour cacher des coins pas très glamour, des dentelaires du cap et même un troène du Japon qui a poussé de presque 2 mètres en moins de 2 ans ! Un delphinium, du trèfle blanc à 4 feuilles, des violettes, des nombrils de Vénus et aussi le charmant mouron rouge appelé baromètre du pauvre car il se referme quand arrive la pluie. De la végétation naturelle, des petits coins libres et voici les insectes, lézards, geckos, orvets qui viennent enrichir mon petit écosystème. Ils savent qu’ils ne risquent rien et se montrent plus volontiers. Chaque année, j’accueille avec bonheur de bonnes surprises, j’en apprends tous les jours et  je fais de beaux voyages naturalistes, culturels et philosophiques ! 

Laissez libre cours à votre nature et votre créativité ; un peu d’huile de coude, beaucoup d’imagination, de la récup et c’est parti , en solo ou en famille, on se fait plaisir pour décorer d’une manière plus douce et poétique un petit jardin en associant surprises de Dame Nature et élans artistiques!

Après l’ombrière récup, la déco capucine, voici quelques idées de mini jardin récup coloré et rigolo pour en finir avec les coins moches !

Marie-Dominique des Belles du Baou ;-)

 

Pour égayer un morceau de mur : Un simple pot en terre cuite qui héberge un pied de menthe. Entouré d’une chute de brise vue maintenue avec une ficelle aux tons assortis.

 

 

 

Un petit bol en terre cuite, seul rescapé d’un service à thé, devient un joli cache pot pour une bouture de plante grasse, tandis qu’un bougeoir devient un manège à boutures. 

 

Jardin japonais revisité dans un vieux plat en zinc. Avec une perceuse ou un marteau et un poinçon, percer le fond pour faire le trou d’évacuation des eaux. Garnir avec une couche de gravier, puis de la terre ordinaire mélangée d’un peu de sable. Installer des boutures de plantes grasses (ici des morceaux cassés par le vent ou les chats de passage). décorer avec des coquillages, billes, petites figurines, etc...

Cette composition a été placée sur le couvercle fêlé du récupérateur d'eau de pluie, le coin moche a disparu !

 

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«Dansons la Capucine» Quand déco et lutte biologique vont de concert !

Publié le par Les Belles du Baou

Trapaeolum majus, la Grande Capucine appelée autrefois Fleur d’Amour lorsque Louis XIV en offrait à Madame de Maintenon, fait le bonheur des jardins et des jardiniers !!
Elle éclabousse la toile du jardin de ses touches orangers vifs, jaunes, rouges, voire cramoisis, tel un peintre de la joie et de la bonne humeur. Ce feu d’artifice de couleurs éclate vigoureusement dans les jardins, même sous des cieux nuageux, et prend des tons fluorescents lorsque ces nébulosités frôlent l’anthracite. Les feuilles d’un vert clair uniforme ont la rondeur de l’enfance et de la simplicité, leur caractéristique :  le pétiole situé au centre du limbe et donc une forme dite peltée. 

En les observant de plus près, les pétales de la capucine sont gracieusement assemblés pour former un mignon capuchon d’où son nom qui fait référence aux capucines, religieuses de l’ordre des capucins créé en 1528. Initialement, cette forme lui a été donné par Dame Nature afin d’être pollinisée par le fin et long bec de l’oiseau mouche. Et oui, cette belle petite fée n’est pas endémique de nos contrées, mais originaire des Amériques, plus précisément des régions andines d’où d’autres surnoms tels que cresson du Mexique, cresson du Pérou, cresson des indiens. Les Quechuas se servaient des vertus médicinales de la capucine; les conquistadores hollandais la rapportèrent en Europe aux alentours des années 1680.
Elle resta dans un premier temps cantonnée aux jardins de curé, puis devint la fleur du bonheur et de l’Amour après avoir enchanté le plus célèbre de nos rois de France.
Avec sa saveur piquante qui peut rappeler le cresson mais aussi les câpres, on consomme ses fleurs et jeunes feuilles en salade, ses boutons floraux confits dans le vinaigre; un livre de recette du début du 19ème siècle mentionne même une confiture de vinaigre avec ces derniers, certains font également frire rapidement les feuilles dans de l’huile de tournesol pour décorer les plats.
En pharmacopée, elle est intéressante car elle n’aurait pas d’interactions avec d’autres plantes médicinales. Infusions, décoctions, jus, sirop, pommades, lotions, cataplasmes, les usages sont variés car elle a des propriétés antiseptiques, cicatrisantes, diurétiques, expectorante, stimulante ; en élixir floral elle combat la procrastination, vu l’orange pétard de ses fleurs, on peut comprendre pourquoi !!
Cette liane qui grimpe ou qui rampe est cultivée en annuelle sous nos latitudes. Personnellement, je n’ai pas l’impression de la cultiver, dans la mesure où sous le climat doux du midi méditerranéen, elle fait sa vie au jardin. Elle se ressème toute seule dès les premières pluies d’automne et assure au jardin un peu de feuillage lumineux en hiver qui cache la misère de certains coins du potager. En fin d’hiver, elle prend de la vigueur et sa floraison va crescendo, abeilles et bourdons se régalent jusqu’aux premiers cagnards ou plus exactement jusqu’à ce que la capucine ait rempli son rôle de pare feu à pucerons

Car la belle se sacrifie pour sauver le reste du jardin ! Un jour d’humidité sans vent et les pucerons se développent à vitesse grand «V». Ces derniers se concentrent sur les capucines qu’ils sucent à merci. Peu à peu la plante dépérit, le feuillage jaunit. Surtout ne pas traiter!! Dans la chaîne de l’écosystème du jardin, les larves des pucerons attireront les auxiliaires pollinisateurs :  syrphes (petites mouches ressemblant à des guêpes) , chrysopes (petits insectes vert tendre aux fragiles ailes translucides que l’on nomme aussi demoiselles aux yeux d’or) et larves de coccinelles ! Il suffira de couper les plants de capucines fanés et direct au compostage (en couche de lasagne bien recouverte pour stopper le développement des larves) la boucle et bouclée, c’est magique ! (Vous pouvez toutefois traiter avec une solution maison au savon noir notamment si vous cultivez sur balcon).
Au printemps, la capucine devient l’hôte de toute une petite faune dont des chenilles de papillons (ici des chenilles d’une espèce de piérides jaune, il y a aussi la piéride du chou, papillon blanc qui peut faire des dégâts si vous cultivez... des choux, la capucine est une façon de les en éloigner) qui se régalent de ses feuilles mais tout le monde cohabite, il reste assez de feuilles et de fleurs, le reste du jardin se trouve épargné et les oiseaux eux aussi se régalent ! 
Les Capucines poussent à une rapidité impressionnante jusqu’à presque 3 mètres en dix jours. Je les laisse monter sur des arceaux ou se glisser entre les carrés potager. Parfois je dois dompter cette exubérance avec quelques coups de sécateurs, surtout après une bonne pluie! J’en retire de bons volumes de biomasse végétale azotée pour le compostage. 
Je garde toujours de côté quelques graines afin de préparer des semis intermédiaires, cette année par exemple, les pucerons ont frappé fort et nous ne sommes qu’au début de l’été.
Sinon, pas de souci elle repart toute seule pour l’année suivante. Elle peut devenir envahissante, c’est alors l’occasion de déterrer les nouveaux plants et d’en donner aux copines ! Même coupée et déposée dans le composteur, elle racine et redémarre (hé oui vous pouvez donc la bouturer !) . Cela devient un jeu et je la laisse me faire de bonnes surprises de décoration au jardin. Ses couleurs vives détournent le regard du bac à compost ou du récupérateur d’eau de pluie, ses tons orangers ou rouges associés au mauve des giroflées ou au violet des lavandes éclairent avantageusement les vieux murs de pierre.

Sa culture est sans souci, une terre ordinaire, pas trop compacte tout de même, le pied à mi ombre est préférable. Dans ce cas, je me contente de l’arrosage du ciel; bien sûr plus au soleil, il faudra tout de même veiller à prodiguer des arrosages intermédiaires entre deux averses. Avec ses grosses graines, les tous petits se feront un bonheur de les semer en poquets (en zones de climat moins doux ou en saison encore froide) ou directement en terre. Dans les variétés courantes, les graines de capucines sont très peu cher et vous donneront très vite des graines en telle abondance qu’elles pourront rester en place.

Voilà un petit tour d’horizon d’une Belle de jardin qui a su se rendre attachante malgré un certain scepticisme il faut l’avouer. Passé son heure de gloire sous Louis XIV, la capucine a été assimilée dans le langage des fleurs à une indifférente incapable d’aimer. Aujourd’hui elle a repris toute sa dignité et symbolise un amour ardent,  avec toutefois une petite pointe de jalousie quand elle vire aux jaunes, et un amour tout en passion quand arrive le rouge ! Pour ma part, j’aime le message plus ancien de joie et de bonheur qu’elle véhicule, cet effet stimulant, plein de force, d’expansion et de vie! 
Avec la Fée Gina, nous vous offrons donc ce petit bouquet de bonheur pétillant, à noter que ces fleurs dégagent un léger parfum très doux particulièrement les petits matins à la fraîche avant que la rosée ne s’évapore. Alors lancez vous, jardin ou balcon, succombez aux charmes de la capucine ! 

Cordiales salutations des Belles du Baou :-)

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Fête des Pères - Tuto «Pot à crayons du Camin roumieu»

Publié le par Les Belles du Baou

Tuto simple et rapide pour un joli cadeau ! Invitation pour Compostelle!

Nous sommes aux portes de Carcassonne sur le tracé du Camin roumieu, chemin des pèlerins en occitan. Nombreux sont les voies menant à Saint Jacques de Compostelle; celle ci plus intimiste et moins connue est une voie secondaire du chemin d’Arles. Plutôt que de passer par Toulouse, elle emprunte le minervois (piémont de la Montagne Noire) dans ses parties héraultaise et audoise, traverse Carcassonne pour rejoindre le piémont pyrénéen jusqu’à Saint-Jean-Pied-de -Port (port signifiant col).
Nombreuses sont les motivations à partir : sportives, naturalistes, touristiques, spirituelles... L’essentiel n’étant pas le but, mais le chemin et les richesses que l’on aura glanées et partagées puis précieusement rapportées dans sa besace.
Autrefois troisième pèlerinage le plus important de la chrétienté après Rome et Jérusalem, le chemin de Compostelle offre surtout des instants d’introspection, de reconnexion à soi et à la Nature avec un grand "N", cette Terre Mère originelle avec toute sa vitalité et sa sagesse.
Compagne inconditionnelle du voyage, la coquille dite Saint Jacques qui sert à boire, manger, faire l’aumône. Merveilleuse et belle coquille qui depuis l’Antiquité sert d’outil, monnaie, bouclier de protection des maladies et esprits mauvais. 
Les grecs y voient un symbole de fertilité et d’Amour, car Vénus Aphrodite s’y est posée en naissant des eaux ( Cf. le tableau de Boticelli à la galerie des Offices de Florence). 
Les pèlerins y lisent dans les rayons, les multiples chemins qui convergent vers un point : Compostelle.
La géométrie de ses formes parfaites contenues dans un pentagramme, en rapport avec le nombre d’or et les cinq éléments de la médecine chinoise, lui confère de hautes vibrations énergétiques utilisées en Feng shui et en radiesthésie et géobiologie, notamment pour neutraliser les nœuds du réseau Hartmann. Protéger, neutraliser, réharmoniser, cette coquille magique décore depuis des siècles, armoiries, frontons des habitations des personnes ayant fait le pèlerinage ; les bénitiers des églises sont en forme de coquille pour préserver l’eau bénite. 
Il faut au moins 12 rayons de cannelures pour qu’une coquille déploie tout son pouvoir vibratoire. Elle est ainsi également utilisée pour redynamiser aliments, cristaux, etc... À titre personnel, je les utilisais depuis des années de façon instinctive et décorative dans les plantes aussi bien en intérieur qu’en extérieur, comme quoi il n’y a pas de hasard!!

La coquille Saint Jacques dont la pêche est réglementée est aussi un bioindicateur de la santé des eaux sous marines, en particulier de l’état des populations d’algues et herbiers toxiques et donc du niveau d’oxygénation des eaux, que l’on établit par l’écoute des sons émis par ces coquilles qui ont une façon particulière de se déplacer en claquant fortement leurs coquilles.
Autre particularité des coquilles Saint Jacques, leurs yeux disposés sur tout le bord des deux valves. Quelques 200 yeux iridescents, véritables sentinelles de cette forteresse protectrice.

Pour ce tuto nous avons utilisé un pétoncle, ramassé il y longtemps sur les plages héraultaises. Les pétoncles sont plus courants en Méditerranée que les Saints Jacques très communes dans l’Atlantique. Néanmoins les formes sont identiques. La Saint Jacques est un peigne, pecten en latin et le pétoncle, un petit peigne, pectunculus. 

À la lumière de cette belle symbolique, je vous souhaite un beau voyage intérieur à la découverte de vos ressources et talents créatifs !

Marie-Dominique des Belles du Baou :-)

Le tuto c'est par ici ==>

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Tuto Fête des Mères - Mauve sylvestre façon carte cadeau pop up

Publié le par Les Belles du Baou

La fête des mères arrive très bientôt, voici un petit tuto simple mais qui fait beaucoup d’effet, une fleur éternelle à offrir à toutes les mamans. Quelque soit votre âge vous allez l’épater et aussi l’émouvoir avec une jolie Mauve sylvestre enchâssée dans un mignon petit paquet cadeau surprise. 

Les mauves fleurissent en ce moment nos campagnes avec leurs cousines. Car dans la famille des malvacées, vous retrouverez les mauves, guimauves, lavatères et roses trémières. 
Herbacées ou arbustives, elles offrent toutes de jolies fleurs à 5 pétales plus ou moins découpés selon les espèces et dans des tons plus ou moins rosés veinés de violet, mauve. (Pour les roses trémières, les couleurs sont nettement plus variées). 
La mauve sylvestre (malva sylvestris) affectionne les sols secs, neutres ou calcaires au grand soleil. Elle fleurit de juin à septembre. Elle est très fréquentée par les insectes auxiliaires du potager ...

Pour la suite et le tuto c'est par ici=>

 

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Cordiales salutations des Belles du Baou :-)

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Déco écolo c'est plus rigolo - Tuto "Ombrière récup pour le potager"

Publié le par Les Belles du Baou

Le printemps est une saison de travail intense au jardin. Même un tout petit jardin en ville peut devenir le terrain d’expérimentations potagères... et créatives! Nous vous partageons un petit défi sympa ; c’est le week-end de Pentecôte, alors laissez vous aussi monter la fibre créative qui est en vous !

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    Le cahier des charges du défi :     

  • un carré potager (1m2) installé contre un mur de maison mitoyenne, donc impossible de percer,
  • protéger des plans de salade et des semis du plein cagnard jusqu'en milieu d'après midi,
  • dissuader les oiseaux de venir gratter dans le carré,
  • résister aux vents violents du midi,
  • garder une certaine esthétique dans un petit jardin de ville cumulant les fonctions de jardin d’agrément et de potager.
  • objectif : zéro euros et zéro déchets.

    Matériel à disposition après inventaire :    

  • tas de cannes de Provence, bambou, tuteurs cassés, petit bois divers qui s’accumule dans un coin...
  • chutes de brise vue,
  • pommes de pin.

   Piochés dans la boîte à outil :   

  • Scie et sécateur pour découper les montants aux bonnes dimensions,
  • Pince coupante,
  • Fil de fer galvanisé fin,
  • raphia.

Parti pris du projet : 

  • Une ombrière adossée contre le mur, 
  • Un dispositif léger réalisé en tressage inspiré de la technique du plessis,
  • Une occultation d’environ un tiers de la lumière, avec une option amovible pour la partie basse permettant de filtrer les rayons trop obliques du soleil matinal,
  • Une partie haute à claire-voie permettant une bonne aération. 

    Mise en oeuvre :    

1 - dessiner la base verticale de l’armature en fonction de la largeur de votre carré potager. Pour 1 mètre de largeur nous avons pris 5 montants en cannes de Provence.
2 - fixer les barres horizontales par dessus avec des liens de fil de fer aux intersections, biens serrés à l'aide de la pince.
3 - fixer le petit bois en quinconce sur la partie haute sur le même principe. C’est la partie qui demande le plus de patience. Ne  pas chercher à occulter totalement car les plantations ont besoin de lumière.  Nota bene ; nous avons utilisé des tiges sèches de plantes (ici :  fleurs d’aloes) car beaucoup d’insectes peuvent ainsi en extraire la pulpe sèche pour construire leur nid. Lorsque l’ombrière aura trop vieilli, ce petit bois en tas dans un coin du jardin permettra à d’autres auxiliaires du potager de passer l’hiver)
4 - attacher la chute de brise vue sur la partie centrale, toujours avec du fil de fer,
5 - fixer des barres horizontales sur la partie basse en jouant des dégradés de largeur pour un effet graphique,
6 - facultatif mais c’est plus joli : fixer des pommes de pins avec des rubans de raphia, vous pouvez utiliser du bois flotté, des coquillages, etc... vous avez sûrement des trésors dans vos tiroirs !
7 - un morceau de brise vue amovible est prévu pour cette partie basse, il suffit de le glisser sur les extrémités d’une barre horizontale.

Comptez environ 3 heures de bricolage

Cordiales salutations des Belles du Baou :-)
 

 

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Bon 1er Mai ! Tuto "Arbre de Mai"

Publié le par Les Belles du Baou

Le début du déconfinement est pour le 11 mai prochain, nous allons progressivement pouvoir ressortir et célébrer enfin la sortie de notre hiver intérieur. Quelle drôle de coïncidence, avec ces fêtes ancestrales des Arbres de Mai qui signent la vraie fin de l’hiver.

Le joli mois de Mai commence, apportant avec lui toute la symbolique du renouveau printanier et des rites de fécondité. Le printemps met les sens en éveil, toute la Nature s’affère à perpétuer les espèces. Les plantes fleurissent pour les graines futures, elles rivalisent de couleurs et de fragrances ; les insectes étourdis de nectar bourdonnent et pollinisent pour offrir le miel et les fruits ; au creux des nids c’est l’éclosion dans un concert de gazouillis de jeunes becs avides de larves, insectes et autres baies. 

Depuis l’Antiquité, cette joyeuse explosion de vitalité est célébrée de par le monde. Toutes les époques, tous les continents, toutes les cultures ont consacré cette reliance au merveilleux mystère du souffle de vie de Dame Nature. 
Du 1er mai au solstice d’été, selon les régions du globe, les fêtes mêlent encore aujourd’hui traditions païennes, religieuses ou plus laïques, autour de mâts de cocagne ou de véritables arbres dédiés pour l’occasion. Ces arbres de fécondités aux formes élancées et phalliques, agrémentés de rubans et de fleurs célèbrent l’union fertile de la déesse mère et du dieu solaire en vue de terrasser l’hiver.

Ce rite de passage des saisons, espoir de l’été et des récoltes prochaines, nous replonge dans nos racines culturelles européennes pré-chrétiennes. Le christianisme venu du Moyen Orient a diabolisé cette fête païenne "Beltaine" qui se déroulait aux origines à la pleine lune de mai. Beltaine du nom du dieu solaire celte Bélénos, Belisama en Gaule signifiant la très brillante (on évoquait aussi Cernunnos, le dieu couronné de bois de cerf) .
A Beltaine, la vie reprend : feux de purification (notamment destinés à la protection du bétail contre les épidémies), banquets, libations, offrandes de guirlandes et de couronnes confectionnées de lianes, de branchages, de fleurs... On danse, on tresse, on unit, on célèbre l’Amour, le Bonheur, la vitalité et l’on fait des voeux autour de l’arbre de mai.


Nous vous proposons de vous inspirer de notre nouveau tuto pour faire vous aussi votre arbre de mai dans lequel vous projetterez tous vos souhaits.
Nous avons fait le nôtre dans un style grec aux couleurs des eaux de la Méditerranée. Il évoque les pommes d’or du pommier que Gaïa offrit pour les noces d’Héra et de Zeus. Le fameux pommier du jardin des Hespérides, filles du Titan Atlas.

Que ce mois de mai et tous les mois qui suivront soient inspirants et créatifs, qu'ils vous apportent la santé et le bonheur !

Cordiales salutations de Marie-Dominique des Belles du Baou :-) 

 

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