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4 octobre - Journée mondiale des animaux

Publié le par Les Belles du Baou

 

Depuis la Haute Antiquité, les liens de l’Homme vers la nature et le monde animal en particulier sont avérés. Toutes les cultures et religions du globe font référence à un éventail de dieux animaux, d’animaux totems et autres légendes mettant en scène les vertus symboliques du règne animal. Comme tous les symboles, ils varient au fil des siècles tantôt positifs ou négatifs, car otages en quelques sorte d’un combat culturel, politique et religieux entre le paganisme et la montée des religions monothéistes.
Bref, les animaux n’ont jamais laissé personne indifférent tant leur force est évidente. Aujourd’hui leur rôle dans les écosystèmes ne peut plus être ignoré et le bien être animal interpelle de plus en plus de personnes. Ils nous apportent sans compter du bonheur et du réconfort psychologique, leur valeur thérapeutique n’est plus à prouver.

Impulsée au congrès international pour la protection des animaux de 1929 à Vienne et actée deux ans plus tard lors de l’édition de Florence, la journée mondiale des animaux se déroule chaque année le 4 octobre, le jour de la Saint François d’Assise, saint patron des animaux,  mais aussi "patron céleste des écologistes" depuis le 29 novembre 1979 par décision du Pape Jean-Paul II.

Né en 1181 et issu d’une riche famille de drapiers italiens (et de mère provençale précisons le en passant !!) Saint François après une maladie, se consacre aux pauvres, à la paix et à toutes les créatures de la nature, tout en ouvrant le chemin, très moderne à l’époque,  vers le dialogue inter-religieux.

Dans son Cantique du frère soleil (Laudes oreaturarum canticum), écrit durant l’hiver 1224-1225 soit un an avant sa mort, il y dépose son amour pour toutes les créatures et tous les éléments, dans un élan poétique du cœur plein de simplicité et de ferveur. Il parle de «frère soleil», «sœur lune et les étoiles» , «frère vent, l’air, les nuages, le ciel serein et tous les temps» par lesquels Dieu donne soutien à toutes ses créatures. Il continue avec «sœur eau, frère feu, sœur notre mère terre qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec des fleurs colorées et de l’herbe.» [Eder, Thomas, et Jeanne Gauster-Glaubauf. « Le Cantique de frère soleil (François d'Assise). Relecture et réécriture par Reinhard Priessnitz dans son poème herbst (automne) », Savoirs et clinique, vol. 8, no. 1, 2007, pp. 117-126.] 

Au delà des cultures et des religions, Dame Nature sait frapper aux portes des cœurs et apporte à qui veut bien lui ouvrir sagesse, joie et béatitude. Chacun y verra un dieu, la source, l’univers... quoi qu’il en soit, en ces temps troublés, Bonne Fête à tous et passez du bon temps avec vos animaux !

Marie-Dominique des Belles du Baou :-)

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Tisane douceur : la Verveine citronnelle plante de la Tempérance

Publié le par Les Belles du Baou

 

Á l’équinoxe d’Automne, du fait de l’inclinaison de l’orbite de la terre, jours et nuits sont de même durée. L’équilibre se fait entre ombre et lumière, tels les plateaux de la Balance qui règne à présent dans le zodiaque jusqu’au 22 octobre prochain.
L’extraversion et l’activité de l’Été font maintenant place à plus de pondération. On récolte pour l’Hiver les fruits de la maturité, on vendange pour élaborer le vin de la sagesse. C’est cette dernière à présent qu’il va falloir cultiver, car les jours vont raccourcir plus rapidement pour laisser plus de place à la nuit, au repos physique, à l’introspection. Un ralentissement est nécessaire, on redevient studieux pour faire comptes et bilans, sans lesquels il serait bien aventureux de vouloir redémarrer tout nouveau projet.
Comment allons nous solder cette année 2020 très complexe ?
-un printemps confiné vécu selon les points de vue comme une prison d’hiver ou un hiver de gestation,
-un été de surchauffe à tous niveaux : températures, sècheresse, incendies, mais aussi  comportements à risques, violences, face à un virus inconnu qui chamboule les habitudes de vie, entrainant chez certains des comportements démesurés,
-sur tout le globe, des réponses étatiques à tous ces excès sous forme de nouvelles mesures de restriction pour la rentrée...

L’automne invite pourtant à la tempérance, au discernement, à la maturité émotionnelle. Tous les outils sont en nous pour ne pas céder aux peurs, aux fake news, aux manipulations égotiques, à la violence verbale et comportementale... à condition de ne pas réagir à chaud, mais d’agir positivement après avoir pris le temps de l’analyse, de la pesée, de l’écoute du bon sens,  alliés à l’intelligence émotionnelle du cœur.
Quelque chose cloche depuis trop longtemps. C’est un virus qui révèle matériellement les masques que nous avons créés en chacun de nous. Ces masques intenables, mais que nous préférons porter et entretenir pour le paraître, la conformité au système, aux modes standardisées, quand bien même nous brisons nos vies et risquons de nous retrouver imbibés de regrets au jour de notre dernier jour, à défaut d’avoir écouté la voix de notre cœur ... 
Les personnalités, aspirations et âmes ainsi bridées ne peuvent que ressentir cette frustration et être prêtes à exploser comme une cocotte minute avec la venue de ce virus qui ébranle le système tel un château de cartes.

Une pause s’impose, ouvrons nous à ces débuts d’Automne avec leurs couleurs chaudes d’été indien, pleins de douceur et de rondeur. Le soleil moins ardent sort ses pinceaux pour colorer les arbres d’or, la pluie vient reverdir les  prairies desséchées. Le changement fait partie de la Nature, tout déclin prépare et invite à une renaissance future, quand bien même elle nous semble encore lointaine et incertaine.

Heureusement, les plantes nous accompagnent et nous offrent leurs vertus bienfaisantes. En voici une avec laquelle je fais ma tisane «doudou» : la Verveine citronnelle, aloysia triphylla, appelée aussi, verveine odorante ou verveine du Pérou car originaire de la Cordillère des Andes. 
Elle est apéritive et digestive idéale donc pour gommer les excès alimentaires des vacances, les ballonnements, inflammations, nausées... 
Calmante et anti stress , elle agit comme anxiolytique naturel, calme les palpitations, redonne bonne humeur. Pleine de joie et de peps, elle redynamise et est excellente en prévention du vieillissement et des maladies neurodégénératives.
Bref c’est une plante équilibrante toute indiquée pour cette rentrée !
Je la prépare en tisane chaude ou froide : 
Un bon creux de main de feuilles à faire infuser dans 50ml d’eau frémissante. Laissez infuser 10 bonnes minutes. Filtrez et versez dans une jolie carafe.
Je la sucre légèrement avec 1 ou 2 cuillères à café rases de miel crémeux toutes fleurs (en l’occurrence des Pyrénées). 
Vous pouvez au choix la déguster de suite ou la laisser refroidir et la mettre au réfrigérateur. Elle est alors idéale pour un pique-nique, un goûter d’après midi ensoleillé. C’est cette dernière version que je préfère !

En version chaude au petit déjeuner, je l'associe aussi avec du romarin du jardin  pour doper un démarrage fébrile !

Qui est donc cette précieuse alliée ? Un petit arbuste caduque semi rustique et non une graminée comme la citronnelle (cymbopogon citratus) avec laquelle il ne faut pas la confondre. Elle diffère également de la Verveine officinale.

Notre Verveine citronnelle peut atteindre sous nos latitudes jusqu’à 1m50Elle aime les situations ensoleillées, mais sous le cagnard du midi, je lui ai réservé une mi ombre estivale grâce à une plante compagne caduque. Je l’arrose régulièrement car elle n’aime pas trop de sécheresse. Je ne lui laisse pas le temps de faire ses petites fleurs blanches, car en la taillant, cela provoque des ramifications feuillées pour une plus grosse récolte. Après une taille en première partie d’été, une seconde récolte est possible mi septembre.

Deux modes de séchage s’offrent à vous : des bouquets accrochés tête en bas quinze jours à trois semaines selon la température et l’hygrométrie ambiante. Pour les petites récoltes,  les feuilles soigneusement détachées sèchent dans une corbeille à condition de ne pas avoir de surépaisseur. Vous pouvez les conserver ensuite dans des sachets de papier ou des boîtes hermétiques.
Retenez des feuilles en excellente santé et assurez vous qu’elles ont vraiment bien séché. La première année que je me suis lancée, je n’ai pas bien fait attention et l’imago d’un papillon a fini sa transformation dans ma boîte ! Je vous rassure, le papillon est reparti dans la nature et la tisane était délicieuse ! Son parfum puissant persistera plus d'une année dans votre boîte, mais cette tisane gourmande appréciée de tous ne résistera pas jusque là !!
Autres astuces gourmandes : 
-des feuilles infusées dans le lait  pour les crèmes dessert à la place de la vanille, 
-des feuilles fraîches sur les coupes de glace ou dans les salades composées comme vous mettriez du basilic ou du persil.

La Verveine citronnelle est une plante à parfum, à la fois fraîche, épicée et florale, elle regorge d’huiles essentielles également présentes chez d’autres plantes : citron, bigarade, néroli, lavande, safran, gingembre... ce qui élargit la palette des sensations olfactives. Attention, utilisée en cosmétique, son huile essentielle est photosensibilisante.

Au 17ème siècle elle arrive en Espagne où on l’appelle l’herbe de la princesse en l'honneur de Marie-Louise de Bourbon Parme petite fille de Louis XV et épouse de Charles IV d’Espagne. Notre Verveine part à la conquête de l’Europe, est acclimatée dans les serres anglaises, mais c’est surtout dans les régions méditerranéennes qu’elle se plait le mieux car elle gèle à -5°.
Hors de ces régions, préférez donc une plantation en pot pour la protéger l’hiver.
Enfin dernier atout, comme toute plante odorante, elle éloigne les moustiques !

Vous prendrez bien une petite tisane ? Á votre santé!

Marie-Dominique des Belles du Baou :-)

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La philo de mon jardin : tuto "Mini jardin récup"

Publié le par Les Belles du Baou

Petit tour au jardin pour les leçons de Dame Nature, c’est plus rigolo et pas seulement pour les minots ! (pour les non initiés terme provençal désignant avec bienveillance les jeunes enfants) 

Changer les modes de consommation et de vie cela s’apprend dès le plus jeune âge. Le moindre petit bout de jardin ou terrasse peuvent nous aider à percevoir autrement notre espace de vie pour modifier nos comportements dans cet environnement quotidien. Passage au concret avec quelques questions : 

Pourquoi toujours acheter, jeter, puis racheter encore pour décorer le jardin chaque année ? Cette enseigne de bazar (qui s’approvisionne en chine) propose des super promos? C’est la mode des flamands roses en plastique dans ses massifs (et dire qu’on se moquait des nains de jardin !). Même si on en a les moyens, Doit-on absolument aménager, artificialiser son jardin en grande pompe ? Parce qu’on veut faire comme tout le monde, ou pour avoir l’impression de faire de bonnes affaires ?  Tout ce bazar rendra t’il le jardin vraiment plus beau ? 

Exploiter ce que l’on a peut être très ludique et le  porte-monnaie adore ! 
 

Peur de passer pour un bricolo bohème ?  Au final qui sera le plus kitch, le plus heureux et le plus sage avec la planète ? (Les flamands roses, on va les voir aux îles d’or ou en Camargue, plutôt que de prendre l’avion pour l’autre bout du monde, c’est moins cher, ça pollue moins et ça fait vivre le tourisme national.)

Qu’est ce qu’un beau jardin ? Un espace standardisé ou un espace ou l’on se sent bien?
Certains jardins privatifs réalisés par de pseudo paysagistes (hélas il y en a) ressemblent à des jardins publics avec renfort de luminaires et bancs plastiques, de plantes qui n’ont rien à voir avec le climat mais sont à la mode. Tout cela coûte cher en entretien et en eau, ne durera peut-être pas et finira par décourager les novices de bonne volonté.

N’est-il pas préférable d’avoir un lieu d’intimité, pour communier, dialoguer avec la nature, ouvrir une porte vers un bien être simple mais essentiel pour se ressourcer, parce que cela change du quotidien aménagé surcodifié (centres urbains, bureaux, ameublement de nos intérieurs). 

Et si vous exploitiez le végétal déjà en place et les trésors des fonds de placards?
Savez- vous regarder la nature?  L’enfant sait regarder les détails, le cœur d’une fleur, ses graciles étamines, les élytres iridescentes des insectes pollinisateurs, les formes très variées des plantes, quand bien même on les appelle mauvaises herbes. Il sait faire des bouquets charmants qu’il offre avec son cœur !
Et si vous regardiez autrement, de plus près... si vous reconsidériez votre rapport à la nature? Les mauvaises herbes ? La plupart vous ne les connaissez pas, elles ont pourtant un nom, des vertus médicinales, une symbolique, un rôle dans l’écosystème. Elles font des fleurs de toutes les couleurs. Si elles poussent là c’est que les conditions sont bonnes et pas besoin de plus d’engrais ou d’arrosage. Regardez de la même façon les buissons et arbres naturels et imaginez l’histoire de votre jardin autour de ceux ci.
Il y a des coins moches dans le potager ? Oui mais il est si utile et agréable pour quelques fraises, tomates et autres courgettes qui ont du goût ! Ce moche est-il si moche ? Quelques petits ajustements ludiques ne seraient ils pas la solution?

Prenez le temps de faire connaissance avec votre jardin ou votre petite terrasse.
Savez vous ressentir ? Quels sont les bruits du jardin, les odeurs, les sensations du vent ou de l’humidité sur votre peau ? Comment évoluent la lumière et les couleurs au fil de la journée ? Et la nuit y avez-vous prêté attention? Vous êtes vous amusé à regarder votre espace naturel depuis divers endroits ? Quelle résonnance provoque en vous votre petit coin de nature ? Ouvrez vous à de nouvelles perceptions et mettez en valeur celles qui vous plaisent.

Par ignorance, éloignement, non implication émotionnelle et sensitive dans la réalité, nous passons à côté de ce qui nous entoure et certainement à côté de nous même!
Arrêtons d’étouffer la nature et d’artificialiser, jouons avec et valorisons ses charmes comme nous mettrions une bague dans un écrin.
Les végétaux se maîtrisent, s’apprivoisent et peu à peu on comprend que ce n’est plus nous qui cultivons la nature, mais elle qui nous enseigne et nous enrichit.

Lorsque nous découvrons l’utilité et le message de la flore et de la faune, nous commençons à l’apprécier à sa juste valeur et à lui laisser plus de place parce qu’elle nous fait du BIEN ! 

Perso, les oiseaux et le vent m’ont apporté de belles surprises dans mon jardin, entre autres, des massifs de giroflées de toutes les couleurs, du lierre pour cacher des coins pas très glamour, des dentelaires du cap et même un troène du Japon qui a poussé de presque 2 mètres en moins de 2 ans ! Un delphinium, du trèfle blanc à 4 feuilles, des violettes, des nombrils de Vénus et aussi le charmant mouron rouge appelé baromètre du pauvre car il se referme quand arrive la pluie. De la végétation naturelle, des petits coins libres et voici les insectes, lézards, geckos, orvets qui viennent enrichir mon petit écosystème. Ils savent qu’ils ne risquent rien et se montrent plus volontiers. Chaque année, j’accueille avec bonheur de bonnes surprises, j’en apprends tous les jours et  je fais de beaux voyages naturalistes, culturels et philosophiques ! 

Laissez libre cours à votre nature et votre créativité ; un peu d’huile de coude, beaucoup d’imagination, de la récup et c’est parti , en solo ou en famille, on se fait plaisir pour décorer d’une manière plus douce et poétique un petit jardin en associant surprises de Dame Nature et élans artistiques!

Après l’ombrière récup, la déco capucine, voici quelques idées de mini jardin récup coloré et rigolo pour en finir avec les coins moches !

Marie-Dominique des Belles du Baou ;-)

 

Pour égayer un morceau de mur : Un simple pot en terre cuite qui héberge un pied de menthe. Entouré d’une chute de brise vue maintenue avec une ficelle aux tons assortis.

 

 

 

Un petit bol en terre cuite, seul rescapé d’un service à thé, devient un joli cache pot pour une bouture de plante grasse, tandis qu’un bougeoir devient un manège à boutures. 

 

Jardin japonais revisité dans un vieux plat en zinc. Avec une perceuse ou un marteau et un poinçon, percer le fond pour faire le trou d’évacuation des eaux. Garnir avec une couche de gravier, puis de la terre ordinaire mélangée d’un peu de sable. Installer des boutures de plantes grasses (ici des morceaux cassés par le vent ou les chats de passage). décorer avec des coquillages, billes, petites figurines, etc...

Cette composition a été placée sur le couvercle fêlé du récupérateur d'eau de pluie, le coin moche a disparu !

 

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