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Tisane douceur : la Verveine citronnelle plante de la Tempérance

Publié le par Les Belles du Baou

 

Á l’équinoxe d’Automne, du fait de l’inclinaison de l’orbite de la terre, jours et nuits sont de même durée. L’équilibre se fait entre ombre et lumière, tels les plateaux de la Balance qui règne à présent dans le zodiaque jusqu’au 22 octobre prochain.
L’extraversion et l’activité de l’Été font maintenant place à plus de pondération. On récolte pour l’Hiver les fruits de la maturité, on vendange pour élaborer le vin de la sagesse. C’est cette dernière à présent qu’il va falloir cultiver, car les jours vont raccourcir plus rapidement pour laisser plus de place à la nuit, au repos physique, à l’introspection. Un ralentissement est nécessaire, on redevient studieux pour faire comptes et bilans, sans lesquels il serait bien aventureux de vouloir redémarrer tout nouveau projet.
Comment allons nous solder cette année 2020 très complexe ?
-un printemps confiné vécu selon les points de vue comme une prison d’hiver ou un hiver de gestation,
-un été de surchauffe à tous niveaux : températures, sècheresse, incendies, mais aussi  comportements à risques, violences, face à un virus inconnu qui chamboule les habitudes de vie, entrainant chez certains des comportements démesurés,
-sur tout le globe, des réponses étatiques à tous ces excès sous forme de nouvelles mesures de restriction pour la rentrée...

L’automne invite pourtant à la tempérance, au discernement, à la maturité émotionnelle. Tous les outils sont en nous pour ne pas céder aux peurs, aux fake news, aux manipulations égotiques, à la violence verbale et comportementale... à condition de ne pas réagir à chaud, mais d’agir positivement après avoir pris le temps de l’analyse, de la pesée, de l’écoute du bon sens,  alliés à l’intelligence émotionnelle du cœur.
Quelque chose cloche depuis trop longtemps. C’est un virus qui révèle matériellement les masques que nous avons créés en chacun de nous. Ces masques intenables, mais que nous préférons porter et entretenir pour le paraître, la conformité au système, aux modes standardisées, quand bien même nous brisons nos vies et risquons de nous retrouver imbibés de regrets au jour de notre dernier jour, à défaut d’avoir écouté la voix de notre cœur ... 
Les personnalités, aspirations et âmes ainsi bridées ne peuvent que ressentir cette frustration et être prêtes à exploser comme une cocotte minute avec la venue de ce virus qui ébranle le système tel un château de cartes.

Une pause s’impose, ouvrons nous à ces débuts d’Automne avec leurs couleurs chaudes d’été indien, pleins de douceur et de rondeur. Le soleil moins ardent sort ses pinceaux pour colorer les arbres d’or, la pluie vient reverdir les  prairies desséchées. Le changement fait partie de la Nature, tout déclin prépare et invite à une renaissance future, quand bien même elle nous semble encore lointaine et incertaine.

Heureusement, les plantes nous accompagnent et nous offrent leurs vertus bienfaisantes. En voici une avec laquelle je fais ma tisane «doudou» : la Verveine citronnelle, aloysia triphylla, appelée aussi, verveine odorante ou verveine du Pérou car originaire de la Cordillère des Andes. 
Elle est apéritive et digestive idéale donc pour gommer les excès alimentaires des vacances, les ballonnements, inflammations, nausées... 
Calmante et anti stress , elle agit comme anxiolytique naturel, calme les palpitations, redonne bonne humeur. Pleine de joie et de peps, elle redynamise et est excellente en prévention du vieillissement et des maladies neurodégénératives.
Bref c’est une plante équilibrante toute indiquée pour cette rentrée !
Je la prépare en tisane chaude ou froide : 
Un bon creux de main de feuilles à faire infuser dans 50ml d’eau frémissante. Laissez infuser 10 bonnes minutes. Filtrez et versez dans une jolie carafe.
Je la sucre légèrement avec 1 ou 2 cuillères à café rases de miel crémeux toutes fleurs (en l’occurrence des Pyrénées). 
Vous pouvez au choix la déguster de suite ou la laisser refroidir et la mettre au réfrigérateur. Elle est alors idéale pour un pique-nique, un goûter d’après midi ensoleillé. C’est cette dernière version que je préfère !

En version chaude au petit déjeuner, je l'associe aussi avec du romarin du jardin  pour doper un démarrage fébrile !

Qui est donc cette précieuse alliée ? Un petit arbuste caduque semi rustique et non une graminée comme la citronnelle (cymbopogon citratus) avec laquelle il ne faut pas la confondre. Elle diffère également de la Verveine officinale.

Notre Verveine citronnelle peut atteindre sous nos latitudes jusqu’à 1m50Elle aime les situations ensoleillées, mais sous le cagnard du midi, je lui ai réservé une mi ombre estivale grâce à une plante compagne caduque. Je l’arrose régulièrement car elle n’aime pas trop de sécheresse. Je ne lui laisse pas le temps de faire ses petites fleurs blanches, car en la taillant, cela provoque des ramifications feuillées pour une plus grosse récolte. Après une taille en première partie d’été, une seconde récolte est possible mi septembre.

Deux modes de séchage s’offrent à vous : des bouquets accrochés tête en bas quinze jours à trois semaines selon la température et l’hygrométrie ambiante. Pour les petites récoltes,  les feuilles soigneusement détachées sèchent dans une corbeille à condition de ne pas avoir de surépaisseur. Vous pouvez les conserver ensuite dans des sachets de papier ou des boîtes hermétiques.
Retenez des feuilles en excellente santé et assurez vous qu’elles ont vraiment bien séché. La première année que je me suis lancée, je n’ai pas bien fait attention et l’imago d’un papillon a fini sa transformation dans ma boîte ! Je vous rassure, le papillon est reparti dans la nature et la tisane était délicieuse ! Son parfum puissant persistera plus d'une année dans votre boîte, mais cette tisane gourmande appréciée de tous ne résistera pas jusque là !!
Autres astuces gourmandes : 
-des feuilles infusées dans le lait  pour les crèmes dessert à la place de la vanille, 
-des feuilles fraîches sur les coupes de glace ou dans les salades composées comme vous mettriez du basilic ou du persil.

La Verveine citronnelle est une plante à parfum, à la fois fraîche, épicée et florale, elle regorge d’huiles essentielles également présentes chez d’autres plantes : citron, bigarade, néroli, lavande, safran, gingembre... ce qui élargit la palette des sensations olfactives. Attention, utilisée en cosmétique, son huile essentielle est photosensibilisante.

Au 17ème siècle elle arrive en Espagne où on l’appelle l’herbe de la princesse en l'honneur de Marie-Louise de Bourbon Parme petite fille de Louis XV et épouse de Charles IV d’Espagne. Notre Verveine part à la conquête de l’Europe, est acclimatée dans les serres anglaises, mais c’est surtout dans les régions méditerranéennes qu’elle se plait le mieux car elle gèle à -5°.
Hors de ces régions, préférez donc une plantation en pot pour la protéger l’hiver.
Enfin dernier atout, comme toute plante odorante, elle éloigne les moustiques !

Vous prendrez bien une petite tisane ? Á votre santé!

Marie-Dominique des Belles du Baou :-)

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La philo de mon jardin : tuto "Mini jardin récup"

Publié le par Les Belles du Baou

Petit tour au jardin pour les leçons de Dame Nature, c’est plus rigolo et pas seulement pour les minots ! (pour les non initiés terme provençal désignant avec bienveillance les jeunes enfants) 

Changer les modes de consommation et de vie cela s’apprend dès le plus jeune âge. Le moindre petit bout de jardin ou terrasse peuvent nous aider à percevoir autrement notre espace de vie pour modifier nos comportements dans cet environnement quotidien. Passage au concret avec quelques questions : 

Pourquoi toujours acheter, jeter, puis racheter encore pour décorer le jardin chaque année ? Cette enseigne de bazar (qui s’approvisionne en chine) propose des super promos? C’est la mode des flamands roses en plastique dans ses massifs (et dire qu’on se moquait des nains de jardin !). Même si on en a les moyens, Doit-on absolument aménager, artificialiser son jardin en grande pompe ? Parce qu’on veut faire comme tout le monde, ou pour avoir l’impression de faire de bonnes affaires ?  Tout ce bazar rendra t’il le jardin vraiment plus beau ? 

Exploiter ce que l’on a peut être très ludique et le  porte-monnaie adore ! 
 

Peur de passer pour un bricolo bohème ?  Au final qui sera le plus kitch, le plus heureux et le plus sage avec la planète ? (Les flamands roses, on va les voir aux îles d’or ou en Camargue, plutôt que de prendre l’avion pour l’autre bout du monde, c’est moins cher, ça pollue moins et ça fait vivre le tourisme national.)

Qu’est ce qu’un beau jardin ? Un espace standardisé ou un espace ou l’on se sent bien?
Certains jardins privatifs réalisés par de pseudo paysagistes (hélas il y en a) ressemblent à des jardins publics avec renfort de luminaires et bancs plastiques, de plantes qui n’ont rien à voir avec le climat mais sont à la mode. Tout cela coûte cher en entretien et en eau, ne durera peut-être pas et finira par décourager les novices de bonne volonté.

N’est-il pas préférable d’avoir un lieu d’intimité, pour communier, dialoguer avec la nature, ouvrir une porte vers un bien être simple mais essentiel pour se ressourcer, parce que cela change du quotidien aménagé surcodifié (centres urbains, bureaux, ameublement de nos intérieurs). 

Et si vous exploitiez le végétal déjà en place et les trésors des fonds de placards?
Savez- vous regarder la nature?  L’enfant sait regarder les détails, le cœur d’une fleur, ses graciles étamines, les élytres iridescentes des insectes pollinisateurs, les formes très variées des plantes, quand bien même on les appelle mauvaises herbes. Il sait faire des bouquets charmants qu’il offre avec son cœur !
Et si vous regardiez autrement, de plus près... si vous reconsidériez votre rapport à la nature? Les mauvaises herbes ? La plupart vous ne les connaissez pas, elles ont pourtant un nom, des vertus médicinales, une symbolique, un rôle dans l’écosystème. Elles font des fleurs de toutes les couleurs. Si elles poussent là c’est que les conditions sont bonnes et pas besoin de plus d’engrais ou d’arrosage. Regardez de la même façon les buissons et arbres naturels et imaginez l’histoire de votre jardin autour de ceux ci.
Il y a des coins moches dans le potager ? Oui mais il est si utile et agréable pour quelques fraises, tomates et autres courgettes qui ont du goût ! Ce moche est-il si moche ? Quelques petits ajustements ludiques ne seraient ils pas la solution?

Prenez le temps de faire connaissance avec votre jardin ou votre petite terrasse.
Savez vous ressentir ? Quels sont les bruits du jardin, les odeurs, les sensations du vent ou de l’humidité sur votre peau ? Comment évoluent la lumière et les couleurs au fil de la journée ? Et la nuit y avez-vous prêté attention? Vous êtes vous amusé à regarder votre espace naturel depuis divers endroits ? Quelle résonnance provoque en vous votre petit coin de nature ? Ouvrez vous à de nouvelles perceptions et mettez en valeur celles qui vous plaisent.

Par ignorance, éloignement, non implication émotionnelle et sensitive dans la réalité, nous passons à côté de ce qui nous entoure et certainement à côté de nous même!
Arrêtons d’étouffer la nature et d’artificialiser, jouons avec et valorisons ses charmes comme nous mettrions une bague dans un écrin.
Les végétaux se maîtrisent, s’apprivoisent et peu à peu on comprend que ce n’est plus nous qui cultivons la nature, mais elle qui nous enseigne et nous enrichit.

Lorsque nous découvrons l’utilité et le message de la flore et de la faune, nous commençons à l’apprécier à sa juste valeur et à lui laisser plus de place parce qu’elle nous fait du BIEN ! 

Perso, les oiseaux et le vent m’ont apporté de belles surprises dans mon jardin, entre autres, des massifs de giroflées de toutes les couleurs, du lierre pour cacher des coins pas très glamour, des dentelaires du cap et même un troène du Japon qui a poussé de presque 2 mètres en moins de 2 ans ! Un delphinium, du trèfle blanc à 4 feuilles, des violettes, des nombrils de Vénus et aussi le charmant mouron rouge appelé baromètre du pauvre car il se referme quand arrive la pluie. De la végétation naturelle, des petits coins libres et voici les insectes, lézards, geckos, orvets qui viennent enrichir mon petit écosystème. Ils savent qu’ils ne risquent rien et se montrent plus volontiers. Chaque année, j’accueille avec bonheur de bonnes surprises, j’en apprends tous les jours et  je fais de beaux voyages naturalistes, culturels et philosophiques ! 

Laissez libre cours à votre nature et votre créativité ; un peu d’huile de coude, beaucoup d’imagination, de la récup et c’est parti , en solo ou en famille, on se fait plaisir pour décorer d’une manière plus douce et poétique un petit jardin en associant surprises de Dame Nature et élans artistiques!

Après l’ombrière récup, la déco capucine, voici quelques idées de mini jardin récup coloré et rigolo pour en finir avec les coins moches !

Marie-Dominique des Belles du Baou ;-)

 

Pour égayer un morceau de mur : Un simple pot en terre cuite qui héberge un pied de menthe. Entouré d’une chute de brise vue maintenue avec une ficelle aux tons assortis.

 

 

 

Un petit bol en terre cuite, seul rescapé d’un service à thé, devient un joli cache pot pour une bouture de plante grasse, tandis qu’un bougeoir devient un manège à boutures. 

 

Jardin japonais revisité dans un vieux plat en zinc. Avec une perceuse ou un marteau et un poinçon, percer le fond pour faire le trou d’évacuation des eaux. Garnir avec une couche de gravier, puis de la terre ordinaire mélangée d’un peu de sable. Installer des boutures de plantes grasses (ici des morceaux cassés par le vent ou les chats de passage). décorer avec des coquillages, billes, petites figurines, etc...

Cette composition a été placée sur le couvercle fêlé du récupérateur d'eau de pluie, le coin moche a disparu !

 

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«Dansons la Capucine» Quand déco et lutte biologique vont de concert !

Publié le par Les Belles du Baou

Trapaeolum majus, la Grande Capucine appelée autrefois Fleur d’Amour lorsque Louis XIV en offrait à Madame de Maintenon, fait le bonheur des jardins et des jardiniers !!
Elle éclabousse la toile du jardin de ses touches orangers vifs, jaunes, rouges, voire cramoisis, tel un peintre de la joie et de la bonne humeur. Ce feu d’artifice de couleurs éclate vigoureusement dans les jardins, même sous des cieux nuageux, et prend des tons fluorescents lorsque ces nébulosités frôlent l’anthracite. Les feuilles d’un vert clair uniforme ont la rondeur de l’enfance et de la simplicité, leur caractéristique :  le pétiole situé au centre du limbe et donc une forme dite peltée. 

En les observant de plus près, les pétales de la capucine sont gracieusement assemblés pour former un mignon capuchon d’où son nom qui fait référence aux capucines, religieuses de l’ordre des capucins créé en 1528. Initialement, cette forme lui a été donné par Dame Nature afin d’être pollinisée par le fin et long bec de l’oiseau mouche. Et oui, cette belle petite fée n’est pas endémique de nos contrées, mais originaire des Amériques, plus précisément des régions andines d’où d’autres surnoms tels que cresson du Mexique, cresson du Pérou, cresson des indiens. Les Quechuas se servaient des vertus médicinales de la capucine; les conquistadores hollandais la rapportèrent en Europe aux alentours des années 1680.
Elle resta dans un premier temps cantonnée aux jardins de curé, puis devint la fleur du bonheur et de l’Amour après avoir enchanté le plus célèbre de nos rois de France.
Avec sa saveur piquante qui peut rappeler le cresson mais aussi les câpres, on consomme ses fleurs et jeunes feuilles en salade, ses boutons floraux confits dans le vinaigre; un livre de recette du début du 19ème siècle mentionne même une confiture de vinaigre avec ces derniers, certains font également frire rapidement les feuilles dans de l’huile de tournesol pour décorer les plats.
En pharmacopée, elle est intéressante car elle n’aurait pas d’interactions avec d’autres plantes médicinales. Infusions, décoctions, jus, sirop, pommades, lotions, cataplasmes, les usages sont variés car elle a des propriétés antiseptiques, cicatrisantes, diurétiques, expectorante, stimulante ; en élixir floral elle combat la procrastination, vu l’orange pétard de ses fleurs, on peut comprendre pourquoi !!
Cette liane qui grimpe ou qui rampe est cultivée en annuelle sous nos latitudes. Personnellement, je n’ai pas l’impression de la cultiver, dans la mesure où sous le climat doux du midi méditerranéen, elle fait sa vie au jardin. Elle se ressème toute seule dès les premières pluies d’automne et assure au jardin un peu de feuillage lumineux en hiver qui cache la misère de certains coins du potager. En fin d’hiver, elle prend de la vigueur et sa floraison va crescendo, abeilles et bourdons se régalent jusqu’aux premiers cagnards ou plus exactement jusqu’à ce que la capucine ait rempli son rôle de pare feu à pucerons

Car la belle se sacrifie pour sauver le reste du jardin ! Un jour d’humidité sans vent et les pucerons se développent à vitesse grand «V». Ces derniers se concentrent sur les capucines qu’ils sucent à merci. Peu à peu la plante dépérit, le feuillage jaunit. Surtout ne pas traiter!! Dans la chaîne de l’écosystème du jardin, les larves des pucerons attireront les auxiliaires pollinisateurs :  syrphes (petites mouches ressemblant à des guêpes) , chrysopes (petits insectes vert tendre aux fragiles ailes translucides que l’on nomme aussi demoiselles aux yeux d’or) et larves de coccinelles ! Il suffira de couper les plants de capucines fanés et direct au compostage (en couche de lasagne bien recouverte pour stopper le développement des larves) la boucle et bouclée, c’est magique ! (Vous pouvez toutefois traiter avec une solution maison au savon noir notamment si vous cultivez sur balcon).
Au printemps, la capucine devient l’hôte de toute une petite faune dont des chenilles de papillons (ici des chenilles d’une espèce de piérides jaune, il y a aussi la piéride du chou, papillon blanc qui peut faire des dégâts si vous cultivez... des choux, la capucine est une façon de les en éloigner) qui se régalent de ses feuilles mais tout le monde cohabite, il reste assez de feuilles et de fleurs, le reste du jardin se trouve épargné et les oiseaux eux aussi se régalent ! 
Les Capucines poussent à une rapidité impressionnante jusqu’à presque 3 mètres en dix jours. Je les laisse monter sur des arceaux ou se glisser entre les carrés potager. Parfois je dois dompter cette exubérance avec quelques coups de sécateurs, surtout après une bonne pluie! J’en retire de bons volumes de biomasse végétale azotée pour le compostage. 
Je garde toujours de côté quelques graines afin de préparer des semis intermédiaires, cette année par exemple, les pucerons ont frappé fort et nous ne sommes qu’au début de l’été.
Sinon, pas de souci elle repart toute seule pour l’année suivante. Elle peut devenir envahissante, c’est alors l’occasion de déterrer les nouveaux plants et d’en donner aux copines ! Même coupée et déposée dans le composteur, elle racine et redémarre (hé oui vous pouvez donc la bouturer !) . Cela devient un jeu et je la laisse me faire de bonnes surprises de décoration au jardin. Ses couleurs vives détournent le regard du bac à compost ou du récupérateur d’eau de pluie, ses tons orangers ou rouges associés au mauve des giroflées ou au violet des lavandes éclairent avantageusement les vieux murs de pierre.

Sa culture est sans souci, une terre ordinaire, pas trop compacte tout de même, le pied à mi ombre est préférable. Dans ce cas, je me contente de l’arrosage du ciel; bien sûr plus au soleil, il faudra tout de même veiller à prodiguer des arrosages intermédiaires entre deux averses. Avec ses grosses graines, les tous petits se feront un bonheur de les semer en poquets (en zones de climat moins doux ou en saison encore froide) ou directement en terre. Dans les variétés courantes, les graines de capucines sont très peu cher et vous donneront très vite des graines en telle abondance qu’elles pourront rester en place.

Voilà un petit tour d’horizon d’une Belle de jardin qui a su se rendre attachante malgré un certain scepticisme il faut l’avouer. Passé son heure de gloire sous Louis XIV, la capucine a été assimilée dans le langage des fleurs à une indifférente incapable d’aimer. Aujourd’hui elle a repris toute sa dignité et symbolise un amour ardent,  avec toutefois une petite pointe de jalousie quand elle vire aux jaunes, et un amour tout en passion quand arrive le rouge ! Pour ma part, j’aime le message plus ancien de joie et de bonheur qu’elle véhicule, cet effet stimulant, plein de force, d’expansion et de vie! 
Avec la Fée Gina, nous vous offrons donc ce petit bouquet de bonheur pétillant, à noter que ces fleurs dégagent un léger parfum très doux particulièrement les petits matins à la fraîche avant que la rosée ne s’évapore. Alors lancez vous, jardin ou balcon, succombez aux charmes de la capucine ! 

Cordiales salutations des Belles du Baou :-)

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